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Le fr. Christophe Boureux, du couvent de la Tourette, enseigne la théologie à l'Institut Catholique de Lyon. Il est aussi membre du comité de rédaction de la revue Lumière et Vie.
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La théologie au XXe siècle et l’avenir de la foi de Bernard Sesboüé

Bernard SESBOÜE, La théologie au XXe siècle et l’avenir de la foi. Entretiens avec Marc Leboucher, Desclée de Brouwer, 2007, 375 p., 25 €.

Recension parue dans la revue Lumière et Vie.

Cet ouvrage est d’une certaine manière la suite du Croire que Bernard Sesboüé a publié en 1999. Mais alors que le précédent se présentait sous la forme d’un commentaire des articles du Credo, le présent ouvrage, sous une forme apparente d’entretiens, expose les grands thèmes ou disciplines théologiques qui ont connu des évolutions notables durant le XXe siècle. C’est pourquoi le premier chapitre est consacré au retour aux Pères de l’Église après la suprématie de la néo-scolastique du XIXe siècle, puis aussitôt à la théologie trinitaire qui se réaffirme face au déisme.

Les neuf chapitres qui composent cet ouvrage ne sont donc pas une démonstration théologique, mais une suite de synthèses magistrales sur le Jésus de l’histoire, la christologie, l’ecclésiologie, l’oecuménisme, le rapport de l’Église à la modernité et au monde contemporain et enfin sur la théologie spirituelle ignacienne. C’est dans ce dernier chapitre que l’auteur évoque une nouvelle fois l’homme et le compagnon que fut pour lui Karl Rahner, dont la pensée constitue la colonne vertébrale de sa propre théologie, comme ce livre l’atteste.

On ne saurait que recommander ce livre pour les mises au point ou les mises en perspectives historiques et théologiques qu’il propose avec un art consommé et rigoureux de la démonstration et de la formulation. C’est peut-être cela qui, d’un certain point de vue, en constitue la faiblesse. L’éditeur a fait l’option d’un livre d’entretiens, mais le texte n’en tient pas tout à fait la promesse. En effet, ce que l’on attend de cette forme d’écriture, c’est justement son aspect quelque peu fouillis, puisque les idées viennent d’elles-mêmes dans une conversation, ainsi que son côté personnel, le locuteur auteur parlant à la première personne et évoquant spontanément le visage de bien d’autres personnes, voire des anecdotes qui signent l’aspect idiosyncrasique d’une pensée. Il n’en est rien ici, et le texte est parfois austère dans le déroulement constant de son argumentaire, alimenté de notes en bas de pages, où la forme narrative, les images, la pluralité des tropes littéraires, la communication et l’échange avec les préoccupations et les références les plus contemporaines, sont peu présentes.

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